AU FIL DES MOTS…

410000001027 10,27 10000000 Wed, 27 Oct 2010 09:18:41 +020024,2010

De generation en Generation…

Classé dans : Uncategorized — yacov charbit @

 An 70, destruction du second Temple par les romains. Premier exil.

Tafilalet, quelque part entre ciel et desert.

Pour la grande famille des Charbit, c’est la aux confins du Maroc et du Sud Algerien que tout a commencé. Les frontieres d’alors, imprecises se lisent sur la ligne des dunes et sur les crètes desolées, traversées de profonds ravins où temoigne, seule, la pierre brulante des oueds. Depuis des siecles, les hommes de ces contrées se jouent de ces barrieres naturelles.Il faut compter sur l’oeil exercé du guide ou du caravanier pour éviter les pieges mortels qui jalonnent l’unique piste au milieu d’une nature hostile vouée à la gloire des sables immuables et de la roche nue .  Le jour arrive ou la décision est prise de monter vers le Nord ou sont installés les Francais, les nouveaux maitres de l’Algerie. Ceux là mème qui vont leur octroyer un magnifique cadeau ; la citoyennetè francaise et en prime les bancs de l’école de la Republique. Les juifs vont vite s’y sentir en securité quant à revenir a leur ancien statut de dhimi  imposé par le Bey d’Alger, émanation du pouvoir Turc et les petits seigneurs locaux : le choix est facile ! Saida, l’heureuse, ainsi la nomme les Arabes, bientot son nom sonnera comme celui d’une charmante petite ville francaise aux allures de sous-préfecture.

Entre joies et douleurs

Des images qui s’entrecroisent comme autant de souvenirs glanés auprés de  Mémé et de Maman. Lentement apparait le Vieux-Saida, oasis de paix et de fraicheur troublée seulement du doux bruit de l’eau, des rires des enfants et des you-you joyeux des femmes qui répondent en cascades. Court repit alors que resonnent  les sirenes du départ, l’arrachement à la terre natale et les tombes de tous ces chers disparus que l’on laisse derrière soi… et le son du houd et des darboukas qui ne s’élèveront plus dans les allées  du petit cimetière juif  pour féter la grandeur de Rabbi Meir et de Rabbi Chimrhon Bar Yorhai.  On  vogue vers l’inconnu tenter une difficile intégration de l’autre cote de la Mediterranée. La France, cette patrie généreuse mais qui a pris la facheuse habitude de ne  pas se trouver toujours au rendez-vous de ses enfants meurtris. les Pieds noirs , selon le terme en vigueur depuis leur arrivée. ..Deuxieme exil.


Le temps qui passe qui seul panse les blessures les plus profondes. On le croit et on se met a esperer  de nouveau. D’ailleurs quel symbole réconfortant que ces naissances a venir sur la bonne terre de France. on s’installe profondement et les cicatrices du passé deviennent des armes pour se forger des réussites, des vies exemplaires. 1970-1980 voila le crédo adopte par l’immense majorité de la communauté juive. Pourtant  de vieux fantomes rodent à nouveau avec l’arrivée de le Pen dans le paysage poltique qui joue avec le vieux fond d’antisemitisme qui traine  dans les zones obscures d’une certaine idéologie francaise. Attention, quelques années plus tard, le leader d’extreme droite va s’avérer comme l’arbre qui cache la foret et seul un observateur avisé de la societe francaise pourra pointer ce tournant important et gravissime pour les Juifs. Octobre 2000,  seconde intifada et un antisemitisme deguisé en antisionisme mais les deux ne font qu’un, va soudain envahir les rues de l’éxagone, s’imposer dans la plupart des banlieues. Si l’on rajoute le lachage des politiques et le lynchage mediatique auquel est confronté l’etat d’Israel, on trouve une communauté juive qui peine a reagir, s’interrogeant sur son devenir, plongée dans l’angoisse aujourd’hui. Malheureusement il faut bien vite se rendre à ‘evidence aucun signe d’apaisement ne vient contredire cette irruption et cet enracinement du fait antisemite dans la France de 2010

Une generation s’en va, une autre lui succede (…) >

Jerusalem, Octobre 2010

C’est un Nom que l’on refuse de voir disparaitre dans la nuit de l’oubli et qui ressussite et vit dans la Jerusalem retrouvée. Il vit par eux et par nous et si Dieu le veut pour une ribambelle d’enfants en devenir, ceux là de veritables sabras fiers et plein de vie.

Ephraim et Kamrha, leurs enfants Albert, Jacob, David, Joseph, Salomon. Laurette et Hanna, puisse les generations qui grandiront sur cette terre  perpétuer votre mémoire en écrivant sur les collines de Judée, les plaines du Dan et du Sharon, les vertes hauteurs de Gallilée et jusqu’aux sables du Neguev une page nouvelle dans le livre jamais fermé des Charbit. Fin de l’exil.

yacov charbit ( sur l’autre rive )




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