AU FIL DES MOTS…

50000000825 13,25 8000000 Sun, 25 Aug 2013 10:56:50 +020024,2010

Rachel Blumenfeld

Classé dans : Uncategorized — yacov charbit @

Rachel et moi, nous nous étions rencontrés à Géoula le quartier orthodoxe de Jerusalem un soir de Décembre.Elle sortait d ‘un magasin les bras chargés  d’emplettes. Nous étions le premier soir de Hanoucca et une averse violente venait d’éclater. j’avais volé a son secours avec mon parapluie comme tout bon gentleman .  Au premier regard , le miracle  oserais- je dire avait operé entre nous… Elle s appelait Rachel blumenfeld et était issue d une vieille famille de Hassid qui remontait disait on au voyant de Lublin. Le feu qui s ‘était allumé entre nous ne devait jamais s’ éteindre. Je finis donc  par ètre inviter un Vendredi  dans sa famille. Ma future ex- fiancée  s’était livrée avec moi à un véritable ” examen de passage ” en vue de cette importante et cruxiale rencontre. Puis vint le grand soir. J’avais pris place en bout de table à coté des hommes, Rachel resplendissante me scrutait du coin des yeux craignant sans doute que je ne comète une bévue.  En face de moi tronait un vénérable vieillard, l ‘arrière grand Père de Rachel. A la longueur et l’ épaisseur de sa barbe  blanche, je pouvais facilement imaginé qu ‘il avait traversé l’ histoire dans la lointaine Russie, connu peut ètre un Tzar et sans doute Staline !  j’avais l’impression de me trouver en terre inconnue,  Les mélopées judéo- andalouses de mon enfance me manquaient douloureusement. Ce qui se passa ensuite fut déterminant dans la suite et la fin de l’ idylle avec ma future ex - fiancée. Nourri depuis le berceau au traditionnel couscous- boulettes, j’ ignorais tout ou presque des subtilités de la cuisine Achkenaze. j’avais bien tenté de gouter au traditionnel gefilte fichte il y a longtemps mais malgrés tous mes efforts, je demeurais insensible aux mystères de ce poisson… la carpe  .C’est alors que survint le drame..! A l’ instant où tous s’appretaient  à faire honneur au plat amoureusement concocté par la maitresse de maison.  j’avais à la surprise générale extrait de la poche de mon veston une petite boite contenant un onguent, un precieux” harrissa maison ” que Mémé Hannah m’avait confié en rajoutant ces mots ,” ça pourra te servir un jour mon fils… “. Sans perdre de temps, j’avais  commis  l’irréparable en badigeonnant  ce < gefilte fichte > de ma redoutable mixture. L’ arrière grand père de Rachel me fixait de ses grands  yeux horrifiés , prét à manger son Streimel ! Rachel, elle complètement effondrée s’était enfuie dans le couloir pour pleurer a chaudes larmes . Quant à la carpe dans mon assiette, elle aussi dépassée par le scandale ne pouvait que rester muette.




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